mercredi 3 octobre 2012

Interview de lecteur

Vous l'aurez compris, le mois de septembre s'est révélé internétiquement plutôt vide.... je n'ai pas fini de lire Rémoras, et je n'ai posté que des petits articles.... bouuuuh ! Mais ne perdons pas de temps à nous lamenter, cela n'augure qu'un mois d'octobre plus riche que prévu !

Pour commencer le mois du bon oeil (sur internet on utilise peu ses pieds), une interview de lectrice :


Tout d’abord peux-tu te présenter rapidement ? (activités sociales, études/boulot, âge)
Bonjour. Je m'appelle Flora Delalande. J'ai 21 ans et je suis fonctionnaire stagiaire à l'École Nationale des Chartes. Comme je sais que peu de monde connaît cette étrange dénomination, disons que je suis étudiante en histoire et que je me destine à devenir conservateur de bibliothèque. À côté de ça, je passe beaucoup de temps à écrire, lire, jouer de la musique, errer dans les musées, voyager, me lancer à corps perdu dans toutes sortes de projets et notamment les projets du Temps des Rêves.

Quel genre de livres aimes-tu lire en général ?
Plus le temps passe et plus je me dirige vers des livres d'idées. Spiritualité (triée sur le volet), philosophie, récits de voyages et de vies. Les romans basés uniquement sur l'intrigue et l'action ne m'attirent plus autant qu'avant et je suis devenue très difficile sur la qualité de l'écriture elle-même. J'ai besoin d'une certaine texture du langage, d'une ambiance bien affirmée et travaillée, de personnages que l'on peut « sentir ».  Bien sûr, un bon vieux roman de temps en temps me fait parfois du bien !  Je lis également un peu de poésie en prose.

As-tu déjà lu un/des livres auto-publiés ? Si oui lequel/lesquels ?
Depuis que je me suis intéressée à l'auto-publication, beaucoup de mes livres de chevet sont des auto-publications. J'ai lu Pierres d'Encre (Le Temps des Rêves),  Entre les racines du chêne vert (Tinuviele Parmentier), Ouvrir un Monde (Liane Silwen). Bien sûr, je ne lis pas que des livres auto-publiés par des membres du Temps des Rêves. J'ai également lu La valse des nantis (Christophe Tabard), des recueils de nouvelles de Stéphane Chamak et des recueils de poésie de Guénolé Dufeu. J'ai en ce moment même sur ma table de chevet le livre Démons de Yann Barrère. Vaste programme...

Quel est ton avis sur ces livre(s) ? Méritent-ils leur place en librairie, ou auraient-il dû être plus travaillés? 
Presque tous ces livres m'ont vraiment plu. En poésie, il y a bien sûr certains poèmes qui ne me touchent pas du tout mais les recueils dans leur globalité sont de qualité. Ce n'est que l'éternelle question de la subjectivité. Les auteurs ont fait très attention à la correction orthographique et à la correction de la langue sauf un (que je ne citerai que si on me le demande ^^) si bien que la qualité est souvent au rendez-vous. Seuls quelques détails graphiques peuvent parfois être un peu négatifs (à mon humble avis). Dans l'ensemble, c'est vraiment du bon travail et ils méritent d'être en librairie. 

Comment as-tu eu le(s) livre(s) entre les mains ?
Certains livres ont été publiés par des auteurs que j'ai rencontrés sur des forums d'écriture : il n'est alors pas très difficile de se les procurer. Pour les autres, c'est le bouche à oreille qui joue et les livres des amis de mes amis se retrouvent sur ma table de nuit ! J'ai parfois commandé ces publications sur internet lorsque c'était possible.

Serais-tu prêt(e) à acheter des livres auto-publiés dans un salon ou dans une librairie ?
Bien sûr ! J'ai même décidé de privilégier ces livres à ceux de la grande distribution qu'on peut facilement trouver d'occasion.

Que penses-tu de l’auto-publication ?
Je trouve que c'est à la fois le meilleur et le pire moyen de publier. En effet, en auto-publication, tout dépend de l'auteur. Si l'auteur est bon, consciencieux, perfectionniste, son livre sera à son image. S'il est mauvais et fait les choses par dessus la jambe, ça se verra au premier coup d'œil. L'auto-publication donne une très grande liberté par rapport à l'édition à compte d'éditeur ce qui est une bonne chose si on sait en assumer les responsabilités. Le gros point noir de l'auto-publication est la diffusion. À moins de faire partie d'une structure de diffusion, il peut être difficile de sortir du cercle familial et amical. De même, il manque la « reconnaissance d'un éditeur », ce qui peut freiner certains lecteurs potentiels.

Est-ce que toi-même tu écris ?
Oui. J'ai publié un recueil de poésie intitulé Dialogue avec l'orage (http://hostile-au-style.fr/) il y a bientôt deux ans. Il a eu son petit succès et le bouche à oreille a bien fonctionné. J'ai eu beaucoup de retours positifs et cela m'a poussée à continuer. Actuellement, je suis sur plusieurs projets. Je voudrais publier un recueil de nouvelles qui s'intitulera Mosaïques et que je voudrais sortir en deux éditions avec deux illustrateurs différents. Je suis également en train de travailler sur deux recueils de poésie avec deux autres autres illustrateurs. Les ambiances sont variées et on pourrait même dire que ces deux recueils sont presque antagonistes. On passe du noir et blanc torturé aux dessins aux tons pastels. Les dessins reflétant les textes et inversement, je vous laisse imaginer les grands écarts émotionnels que fait ma plume ! De même, je travaille activement avec Matthieu Ripoche à un carnet de voyage poétique sur la basilique de Vézelay. Je pense que l'année 2013 va être riche de découvertes ! 

Oh ! Tu es donc auto-publié(e) toi aussi (*ton surpris*) ? Peux-tu nous raconter ton expérience ? Pourquoi avoir choisi l’auto-publication ?
Oui, je suis auto-publiée. Au début, je voulais être publiée à compte d'éditeur et je me suis (trop ?) vite découragée. J'ai découvert que l'auto-publication était une très bonne solution pour les raisons évoquées plus haut. Je me sens très bien dans ce type de publication et j'aurais presque tendance à dire que je préfère cette solution à la publication à compte d'éditeur. Ça permet de tout maîtriser et c'est un merveilleux moyen pour aller dans les salons et rencontrer plein de gens aussi passionnés que moi. C'est aussi un type de publication qui redonne de l'importance au travail collectif, à l'entraide. En effet, on a beau « tout contrôler », on a toujours besoin d'un coup de main pour un détail technique ou une petite relecture orthographique. Ça crée des liens ! 
Cependant, depuis quelques temps, mes proches me poussent à retenter l'édition à compte d'éditeur. J'y réfléchis mais je finis d'abord tous ces projets d'auto-publication ! 

Un conseil à donner aux auteurs qui cherchent à s’auto-publier (en tant que lectrice/lecteur) ?
Corrigez et faites corriger vos manuscrits ! Rien de plus désagréable que de croiser des fautes d'orthographe dans un bon livre. Et mettez un « contact » quelque part, histoire que le lecteur puisse vous contactez s'il en a envie.

Un conseil à donner aux auteurs qui cherchent à s’auto-publier (en tant qu’auteur) ?
Dans le cas d'un recueil, réfléchissez à sa cohérence (graphique et/ou thématique). C'est essentiel. La mise en page et la couverture sont également des points à ne pas négliger. Et si vous avez des doutes ou besoin d'informations, contactez le Temps des Rêves ! (http://www.letempsdesreves.fr/).

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